ABARTH 600e Scorpionissima : TOUT SOURIRE

ABARTH 600e Scorpionissima

48.900 €

Autant l’avouer, nous étions particulièrement impatients et curieux de découvrir cette nouvelle ABARTH 600e « full » électrique. C’est au domaine du château de Savigny que nous avons été accueillis par les équipes de Stellantis en charge de la marque, mais aussi par le management italien de la marque au Scorpion qui avait fait le déplacement pour l’occasion.

Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir au sein de ce domaine un fabuleux musée ABARTH où nous avons pu admirer quelques merveilles automobiles de ce constructeur de génie qu’était Carlo ABARTH. Nous ne saurions vous recommander d’y faire une halte si vous passez dans la région.

C’est donc dans ce cadre très riche en histoire automobile, que nous avons eu le loisir de découvrir cette nouvelle sportive qui affiche de belles ambitions. Au-delà d’un parcours routier très varié et joliment sinueux, nous avons aussi eu l’occasion de faire quelques tours du circuit de l’Auxois qui était particulièrement adapté pour tester les compétences sportives de ce modèle.

La plus puissante des ABARTH

Signe des temps et de l’évolution automobile, n’en déplaise à certains, l’électrique est en marche et ne se cantonne plus aux SUV familiaux ou aux citadines mais s’attaque également au monde des sportives. Pour preuve, la nouvelle ABARTH 600e est la plus puissante ABARTH jamais produite et affiche selon sa finition 240 ou 280 chevaux respectivement en déclinaison « Turismo » et « Scorpionissima ». Les performances sont à la hauteur avec un couple max de 345 Nm et un 0 à 100 km/h parcourus en 5,85 secondes (6,24 secondes pour la version Turismo), excusez du peu.

Que de belles attentions

L’ABARTH a très clairement fait l’objet de toutes les attentions pour viser le sans faute. Jugez plutôt. C’est tout d’abord les jantes superbes de vingt pouces qui se sont vues équipées de pneumatiques spécifiquement développés par MICHELIN pour offrir un « grip » de premier ordre. Le freinage a été confié à ALCON, qui équipe de nombreuses marques de voitures de prestige, et qui fournit la marque au Scorpion avec des étriers et des disques de 380 millimètres. C’est à SABELT que les sièges ont été confiés pour notre plus grand bonheur : un savant équilibre entre confort et maintien que nous avons particulièrement apprécié lors des tours de circuit (nous y reviendrons) et certainement un point fort de la voiture. Mais c’est avant tout l’adoption en série sur les deux versions d’un blocage de différentiel à glissement limité qui est remarquable, nous aurons le loisir d’en prendre pleinement conscience dans les « virolos » du petit circuit (1,5 km) de l’Auxois. Patience, on en reparle après !

Sur le thème des équipements, nous terminerons également par celui qui nous a le plus amusés et séduits, et qui nous a clairement donné le « smile » (sourire en anglais) en l’occurrence un système 2.0 de son d’échappement spécialement développé à l’occasion de la sortie de cette version et qui équipe d’ailleurs exclusivement la Scorpionnissima. Le son uniquement extérieur provient d’une enceinte placée à l’arrière du véhicule (quasiment à l’emplacement du traditionel échappement). Il est à la fois bien présent mais pas envahissant, un vrai régal à l’usage qui fait qu’au bout d’un certain temps, on en vient à oublier qu’on est au volant d’un véhicule 100% électrique. Le niveau sonore augmente en condition de conduite sportive mais il peut aussi être désactivé si vous le souhaitez par une simple commande sur l’écran central. Huit mois de développement ont été nécessaires pour la mise au point de ce système, mais là aussi la récompense est à l’arrivée car ce système est très réussi.

Sur le plan esthétique, ABARTH a sorti également sa finition haut de gamme en deux coloris exclusifs : violet et jaune acid du plus bel effet… On n’est clairement pas là pour faire dans la discrétion. Et pour pousser le détail à son paroxysme, le logo de la marque a aussi évolué pour faire apparaître au centre du scorpion (voir photo) un éclair électrique : simplement astucieux et esthétique à la fois, on adore.

Trois modes de conduite

ABARTH propose trois modes de conduite :

  • Turismo : puissance limitée à 204 chevaux et 300 Nm de couple

  • Scorpion Street : puissance limitée à 204 chevaux toujours mais 345 Nm de couple

  • Scorpion Track : puissance maximale de 280 chevaux et couple maximal de 345 Nm

Il convient de noter également qu’en mode Track, les réglages de l’ESP et de l’ABS sont adaptés pour reculer au maximum leur intervention et permettre au « pilote » d’exploiter pleinement les ressources de son bolide. Sur l’afficheur central, les pilotes peuvent également bénéficier de données télémétriques intéressantes également sur les principaux paramètres dynamiques du véhicule.

Sur les petites routes

Pour notre plus grand plaisir, sur ces petites routes sinueuses, l’ABARTH est dans son élément de prédilection et on se régale à son volant. Avec son couple instantané de 345 Nm pour un poids de 1.625 kg, la motricité est un peu mise à mal et il faut bien tenir le volant en restant concentré, dès lors que l’on décide d’élever le rythme au-delà de la simple balade.

Typée sportive, la voiture est un peu raide forcément, mais au global, les excellents sièges SABELT contribuent au confort général et la précision de l’ensemble s’apprécie à des allures très rapides et au gré de l’enchaînement des petits virages. Même sur route dégradée, la voiture se comporte parfaitement et donne vite confiance à son pilote.

Sur circuit

Nous avons donc eu le loisir de tester les qualités dynamiques de l’ABARTH sur le circuit de l’Auxois (1,5 km) et là également, ce ne sont que de bonnes surprises qui nous attendent.

Le véhicule faire preuve d’une belle agilité : la position des batteries dans le plancher abaisse naturellement le centre de gravité et répartit idéalement les masses dans la recherche du traditionnel équilibre avant / arrière. La monte pneumatique spécifiquement développée avec MICHELIN est aussi certainement pour beaucoup dans le « grip » de la voiture au sol. Même poussé dans ses retranchements, le train avant finit par glisser doucement mais sans être du tout piégeant et sans décrochage brutal. Quant au blocage de différentiel à glissement limité que nous évoquions, il prend tout son sens sur circuit bien évidemment car il permet en particulier de commencer à réaccélérer en milieu de courbe bien avant que les roues soient dans l’axe de la piste, pour peu que vous teniez fermement le volant. Un gain en efficacité et en tenue de route fort appréciable.

De la même manière, les sensations au freinage sont excellentes. L’attaque est ferme mais la réponse est immédiate, et les quelques tours menés à bon train nous ont permis également de vérifier que l’endurance était au rendez-vous sans aucun souci. Un vrai plaisir de conduire cette petite bombinette sur circuit où l’on oublie bien vite qu’il s’agit d’une version électrique, et tant mieux.

Autonomie et budget

Comme il s’agit d’une voiture électrique et même si on a tendance à l’oublier, il convient d’aborder le sujet de l’autonomie, même si entre nous cela nous paraît bien secondaire dans le cadre d’une telle sportive. Avec sa batterie de 54 kWh, la 600e est donnée pour une autonomie de 322 kilomètres pour la version 240 chevaux et 321 pour la version 280 chevaux. Bien évidemment, à l’occasion de cette prise en mains, nous n’avons pas eu la possibilité d’effectuer des mesures précises. Seul constat, sur circuit et à un rythme soutenu, on avoisine une consommation de 30 kWh, soit moins de 200 kilomètres d’autonomie. Qu’à cela ne tienne, il faut aussi savoir prendre du plaisir à son volant. Côté tarif, la version Turismo est affichée à 44.900 € et la version Scorpionissima à 48.900 €. Mais rassurez-vous, pour accompagner les futurs clients, ABARTH propose un bonus écologique global de 6.000 € ce qui la repositionne favorablement au sein de la concurrence somme toute limitée dans cette catégorie.

Vous l’aurez compris, nous avons été complètement conquis par cette déclinaison électrique de l’ABARTH. Au risque de déplaire aux grincheux, nostalgiques du thermique, force est de constater qu’il ne faut pas opposer les deux mondes et que chacun peut et doit en tout état de cause trouver sa place. L’ABARTH 600e est une vraie réussite et nous n’avons qu’une hâte : la retrouver dans le cadre d’un petit comparatif avec la voiture de l’année 2025 ; alléchante en tout état de cause sera cette future confrontation.

Dernière précision, la version Scorpionissima est limitée à 1.949 exemplaires pour le marché européen, en souvenir de l’année de création de la société ABARTH ; donc un seul mot d’ordre « foncez » !

Fabrice DUMAS (18 mars 2025)

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Fiche technique

ABARTH 600e Scorpionissima
Informations générales
Modèle : 600e Scorpionissima
Année modèle : 2025
Note : 5/5
Prix minimum : 0 €
Prix maximum : 48.900 €
Moteur
Énergie : Electrique
Type moteur électrique : Synchrone à aimants permanents
Cylindrée : 0 cm³
Puissance électrique : 280 ch
Couple électrique : 345 Nm
Transmission : Traction - BVA
Dimensions & Poids
Longueur : 4.187 m
Largeur : 1.808 m
Hauteur : 1.557 m
Poids total : 1625 kg
Capacités
Coffre maximum : 360 L
Nombre de places : 5 places
Performances
Vitesse maximale : 200 km/h
0 à 100 km/h : 5.85 s
Environnement
Émissions CO₂ : 0 g/km
Bonus écologique : 6000
Consommations
Consommation électrique : 18.6 kWh/100km
Autonomie électrique : 321 km
Garantie
Garantie moteur : 25
Garantie kilométrage : 160001 km
Garantie batterie : 96
Batterie
Type batterie : Lithium-ion
Voltage : 400 V
Capacité : 54 kWh

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