Forte de son succès, la Mini s’offre une version cabriolet… Non contente d’offrir le plaisir de rouler les cheveux au vent, la Mini cabriolet se décline même en version Cooper S, de quoi réellement « décoiffer » !
Cabriolet avec toit ouvrant
Nous ne reviendrons pas sur la ligne craquante de la Mini que cette version cabriolet ne saurait trop dénaturer. Refermée, la capote conserve à la Mini tout son charme, et il n’y a guère que le toit blanc, caractéristique des versions Cooper, qui disparaît. La capote, quant à elle, se replie et s’ouvre en quinze secondes par simple pression sur un bouton situé au sommet du pare-brise, à proximité du rétroviseur central. Se repliant en « Z », la capote occupe finalement peu de place et le couvre capote devient quelque peu superflu… Mais la Mini offre une originalité sympathique qui permet de profiter du grand air même en ces périodes moins favorables (essai réalisé début novembre), grâce à l’intégration d’un toit ouvrant : la capote s’ouvre ainsi sur une section de 40 centimètres et la manœuvre peut être réalisée tout en conduisant (jusqu’à 120 km/h).
« Sophisticated »
A bord, la Mini est parée d’un intérieur cuir du plus bel effet et la finition en alu brossé du tableau de bord se marie bien avec l’ensemble. Avec son énorme compteur central et ses commandes en finition alu regroupées au centre de l’habitacle, l’ambiance est tout à fait accueillante et brille par son originalité. Le compte-tours prend place au centre de la jante du volant et permet d’apprécier les montées en régime jusqu’à la zone rouge de la motorisation.
Réservée pour quatre personnes, la Mini ne favorise guère l’accès aux places arrière, et le basculement des sièges avant ne brille pas par sa facilité de mise en œuvre. L’espace aux jambes dédié au passager arrière n’est pas non plus à classer dans le livre des records, mais il est vrai que la Mini ne s’affiche pas comme une familiale mais plutôt comme une citadine bourgeoise.
Côté suspension, nous avons été agréablement surpris et même si la fermeté est de rigueur sur ce modèle à la motorisation musclée, cela ne nuit pas trop au confort global, du moment que la chaussée n’est pas trop déformée.
Musclée
Dopée par un compresseur, la motorisation de 1.600 cm3 de cylindrée, développe la bagatelle de 170 chevaux à 6.000 tr/mn. Au volant, la Mini offre un plaisir de conduite réel, proche de celui d’un kart. Et en configuration décapotée, les sensations sont encore plus importantes. Empattement long, centre de gravité bas, largeur des voies, toutes les conditions sont réunies pour offrir à la Mini un comportement dynamique mais aussi accrocheur. Disposant de nombreux renforts structurels, l’habitacle résiste bien aux efforts auxquels il est soumis en conduite sportive et la rigidité n’est que peu mise en défaut. Il n’y a guère que sur le mouillé, où le train avant avoue vite ses limites (surtout au démarrage et lors des reprises sur les premiers rapports) que l’antipatinage prend rapidement le relais.
Les performances sont au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h parcouru en 7,4 s et quelques 6,6 s pour passer de 80 à 120 km/h… La boîte de vitesses adopte un sixième rapport pour abaisser le niveau sonore sur autoroute. Une autre source de plaisir réside sans conteste dans la sonorité grave émise par l’échappement. Saluons ici le joli travail des ingénieurs sur les deux silencieux qui équipent le véhicule. Le compresseur n’est pas en reste puisqu’il délivre lui aussi un sifflement perceptible, un peu plus envahissant et moins plaisant à la longue pour les passagers si vous avez décidé d’adopter une conduite sportive. Le couple maximal obtenu s’affiche à 220 Nm au régime élevé de 4.000 tr/mn ce qui impose de rester dans les tours.
Pêché mignon
Comme tout fruit succulent, la Mini ne s’offrira à vous que contre la somme rondelette de 26.050 Euros ! Sa consommation demeure par contre raisonnable avec un essai mené à bon rythme et durant lequel notre moyenne s’est établie tout juste au dessus des 10 litres aux 100 kilomètres.
Charmeuse, grisante, enthousiasmante, les superlatifs ne manquent pas pour décrire le plaisir engendré par cette Mini… Il n’y a guère que son habitabilité et son tarif qui ont de quoi faire réfléchir… Sur ce dernier point, sachez que pour rouler à l’air en MINI, deux autres versions moins musclées mais plus accessibles sont aussi disponibles (One Pack ,et Cooper).
Fabrice DUMAS (15/11/2005)