Depuis sa sortie en avril 96, la nouvelle 106 s’est donnée un look qui plaît beaucoup et malgré la publicité plutôt énervante « tu me prêtes ta 106 », le modèle a un succès grandissant. Toutes les versions de la gamme normale Kid, Equinoxe, Symbio ou Cachemere comme d’ailleurs toutes les séries spéciales telle que la S16 se vendent bien. Il n’y a pas à chercher, le style 406 fait toujours un tabac auprès des amateurs de belles autos.
La petite PEUGEOT est élégante, elle montre un raffinement qui en fait la voiture préférée de madame. Son avant fuselé, sa carrure gracieuse, tout entière elle est dédiée à la finesse, elle est, osons le mot, « racée ». A l’intérieur, la nouvelle planche de bord aux galbes arrondis et aux formes fluides contribue à l’idée générale de féminité affranchie, quelque peu rebelle. Parmi les quinze couleurs différentes, chacun trouvera la sienne qu’elle soit opaque ou métallisée.
La S16 se distingue de la famille par ses élargisseurs d’ailes, un spoiler avant et un becquet arrière qui peaufinent la ligne, ce dernier incluant le troisième feu de stop. Au niveau instrumentation du tableau de bord, c’est plutôt spartiate. On y trouvera quand même un cadran de niveau et de température d’huile que les autres modèles n’ont pas. La sellerie cuir (option), n’est pas d’un grand confort, mais les sièges enveloppants offrent un maintien très correct. Ce n’est pas le cas des places arrière plutôt « savonnettes » où les passagers sont baladés d’un coté à l’autre à chaque courbe. C’est amusant au début, mais fatigant à la longue. Quand on pilote « sport », on n’emmène pas de passagers, ou alors ils s’attachent !
Des qualités affirmées, un style nerveux
Les performances affichées par le constructeur vous prédisposent pour un essai qui se doit d’être au top. Le moteur délivre 120 ch à 6600 tr/mn, avec un couple de 15 mkg à 5200 tr/mn pour une masse de 950 kg, ce qui donne un rapport poids puissance favorable de 8 kg/ch offrant une vitesse maximale de 207 km/h et le 1000 m départ arrêté en moins de 30 s. Toutes ces données en tête, je commence à me sentir des ailes. Dès les premiers tours de roues, je ressens les frémissements du pilote, le volant est très réactif, les rapports sont suffisamment courts pour me coller au siège à chaque changement. La petite lionne a du nerf, j’enfonce l’accélérateur et je me dirige vers un petit parcours que je fréquente à chaque fois que j’ai l’occasion de tester un véhicule nerveux et bien pourvu en chevaux. Et là c’est un régal, elle rugit, elle entre dans les virages sans rechigner en portant peut-être un peu trop sur la roue avant, mais un léger levé de pied corrige ce petit travers et en virage très court, elle glisse un peu de l’arrière, quel plaisir ! La bombinette montre vraiment des capacités de championne et un comportement efficace.
Un prix concurrentiel
Moins chère que la VW Polo 16V et que la FIAT Punto GT, à 95.000 FF, la 106 S16 est l’une des petites sportives les plus abordables du marché. Bien équipée en série, elle peut être agrémentée de quelques options qui lui donneront encore plus de « gueule », type sellerie cuir, volant gainé de cuir, toit ouvrant etc..
La 106 qui n’est maintenant plus nouvelle reste une excellente voiture, sa renommée n’est plus à faire aujourd’hui. Le modèle S16 ravira bon nombre d’amateurs de sensations fortes sans aller jusqu’à réellement sportives, procurant sans conteste quelques agréables palpitations et beaucoup de plaisir et tout ça pour un prix très bien étudié face à la concurrence.
L. PREAUD (06/06/1998)