Les BMW de la Série 3, dont la troisième génération a été commercialisée durant sept ans, « ont bien fait leur devoir », affirment les dirigeants de la marque bavaroise. Une affirmation que l’on ne saurait contredire, lorsque l’on apprend que 2,4 millions d’unités ont été vendues de 1991 à nos jours, alors qu’il a été produit, toutes générations de Série 3 confondues, quelque sept millions !
Changement dans la continuité
La quatrième génération, qui conserve la silhouette de son aînée, ne va pas révolutionner l’image que l’on a de BMW : « Il n’est pas nécessaire de réinventer la voiture lorsqu’il s’agit de créer une nouvelle génération, mais de la faire évoluer ». La voie a toutefois été élargie, l’empattement s’est allongé, et l’on a plus de place en hauteur dans un habitacle plus volumineux que précédemment. Malgré cela l’habitabilité est moyenne dans la catégorie, surtout à l’arrière où le passager du milieu est gêné par le tunnel de transmission et doit se contenter d’une ceinture ventrale et se passer d’appui-tête.
Des formes plus douces
Vue de l’extérieur, la nouvelle Série 3 présente des formes plus douces et surtout, encore plus harmonieuses que celles qui caractérisaient sa devancière, la ligne générale rappelant irrésistiblement la Série 5. On la reconnaîtra pourtant au premier coup d’oeil grâce à ses phares, particulièrement originaux : ces deux paires d’optiques sont en effet soulignées par une découpe de carrosserie qui épouse leur arrondi, pour former comme une espèce de vague. L’intérieur du véhicule est extrêmement soigné, les matériaux sont de la meilleure qualité et l’habillage des sièges de fort bon goût. On renoncera toutefois à l’énumération de son équipement car on tient, chez BMW, à ce que chaque propriétaire ait la possibilité de personnaliser son véhicule. C’est donc dans la liste des options qu’il choisira ce qui lui plaît, selon ses goûts et ses moyens, bien que de nombreux accessoires aient été inclus dans la dotation standard des nouveaux modèles.
Toujours plus de sécurité
On trouve à bord tout ce que l’on fait de mieux, de plus sophistiqué, en matière de sécurité. Ainsi l’ABS est assorti d’un répartiteur de freinage qui tient compte de la charge emportée. Un autre système, baptisé CBC (Cornering Brake Control), agit lors des freinages en courbe en augmentant la force de ralentissement sur la roue avant extérieure afin de contrer toute amorce de survirage (dérapage du train arrière). L’antipatinage classique fait bien entendu partie de l’assortiment standard, de mème que le régulateur d’inertie qui empèche le blocage des roues motrices (arrière) lorsque l’on rétrograde sur une chaussée glissante. Le correcteur de trajectoire fait se combiner, quant à lui, toutes les aides à la conduite, afin d’assurer au véhicule le meilleur des comportements, quelles que soient les conditions.
Une tenue de route irréprochable
La conduite de cette nouvelle Série 3 reste agréable et sportive, malgré tous ces dispositifs d’assistance dont les effets sont souvent imperceptibles. Il est vrai que ces BMW sont des propulsions et que ce type d’architecture engendre des réactions particulières, qu’il va malgré tout falloir maîtriser si l’on adopte une conduite sportive. En matière de motorisation, la puissance et l’harmonie qui se dégagent du groupe à six cylindres (2.8 l/193 ch) est inégalable. Ce moteur dispose d’une surprenante vitalité et offre de vigoureuses reprises et d’excellentes accélérations.
Tous ces atouts devraient permettre aux BMW Série 3 de battre les records de ventes établis par leurs devancières de la troisième génération, les études de marché ayant d’ores et déjà démontré qu’il pourrait s’en vendre quelque 400.000 unités en 1998.
Laure PIERRE (25 mai 1998)