Il y a déjà quatre ans que le MERCEDES SLK deuxième génération, sillonne nos routes. Et comme ce modèle a une durée de vie de l’ordre de huit ans (à l’image de son prédécesseur), le calcul est simple : il est à mi-vie. C’est l’occasion pour MERCEDES de lui donner un très léger remodelage dans la veine de ses autres coupés et coupés cabriolets…
Plus AMG
Le dessin du SLK est toujours aussi réussi et n’a pas pris une ride en quatre ans. Remodeler en profondeur celui-ci aurait été une dépense inutile. Les touches ont donc été plus que discrètes pour cette version 2008, juste détectables par un œil avisé, voire initié. La principale différence se reconnaît dans les boucliers. A l’avant, ils ont pris une forme de flèche pointée vers le logo, que dis-je, l’étoile mise plus encore en valeur au centre de la calandre. Le pare-chocs arrière arbore un diffuseur et des sorties d’échappement au nouveau design trapézoïdal, comme sur le SL. Jamais le SLK n’a autant mérité sa place en tant que « petit frère » du légendaire roadster. Le reste des retouches est plus ténu, à peine distinguera t’on les rappels de clignotants en forme de flèche dans les rétroviseurs ou les feux arrière foncés sur toutes les versions et pas seulement sur le 55 AMG.
Rappelons que le SLK est un coupé cabriolet, le premier a avoir proposé ce concept en grande série. Le toit se rétracte automatiquement en vingt deux secondes. Malgré sa compacité, le SLK offre un volume de coffre intéressant qui compense la faiblesse des rangements dans l’habitacle. Les bacs de portes ne sont pas plus logeables que la boîte à gants et un coffre a été aménagé entre les sièges.
Plus sportives
Strict deux places, le petit roadster est un achat passion et qui dit passion, dit souvent motorisations puissantes. Nouveauté 2008, le SLK accepte un moteur diesel. NON, ne crier surtout pas au blasphème, c’est une blague. Les quatre moteurs du MERCEDES ne s’abreuvent qu’à l’essence sans plomb. On retrouve les cylindrées du SLK 2007, mais avec des améliorations pour certaines d’entre elles. Les deux bénéficiaires sont le moteur quatre cylindres monté sur le SLK 200 Kompressor et le six cylindres du SLK 350 puisqu’ils ont gagné en puissance et en couple. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, les consommations ont été revues à la baisse ainsi que les fameuses émissions de CO2. Le 200 K a gagné 21 chevaux, passant à une puissance de 184 chevaux. Le SLK 350 Sport (c’est sa désignation) est incontestablement le plus sportif, hors l’exclusif 55 AMG. Il garde son V6 de 3,5 litres dont la puissance est désormais passée à 305 chevaux. La courbe de couple a également profité de l’amélioration en bénéficiant d’un peu plus d’un mkg supplémentaire. Sa pente est plus raide puisque le couple de 35,7 mkg est atteint dès 2.000 tr/mn. D’ailleurs, on peut s’autoriser à solliciter ce V6 jusqu’à une zone habituellement rouge puisque sa puissance maximale culmine à 6.500 tr/mn avec possibilité d’aller jusqu’à 7.200 tr/mn… En essai dynamique et si possible en version cabriolet, il agrémente de sa sonorité sportive et, en toutes occasions, de sa vivacité incisive.
Pour être complet, citons les deux autres moteurs : un V6 de trois litres sous le capot du SLK 280 donnant un compromis entre l’agrément d’un six cylindres sans la sportivité extra développée du 350 et le V8 de 5,4 litres du 55 AMG, avec sa puissance ravageuse de 360 chevaux. La vedette de cette gamme étant le SLK 350, MERCEDES a veillé à ne pas alourdir la note de frais de carburant. C’est même un gain qu’il faut afficher avec une réduction annoncée de 1,1 litre aux cent kilomètres et de 23 g/km pour le CO2, mais le malus reste dans la tranche des 1.600 €.
Plus technologique
L’intérieur a lui aussi peu évolué. La principale distinction réside dans le nouveau volant sport à trois branches avec touches multifonctions. Le combiné d’instruments gagne au passage des aiguilles rouges. Les cadrans s’enjolivent de touches de chrome et de nouvelles teintes sont proposées. Pour le reste, le SLK est toujours une stricte deux places, accueillant ses passagers avec des sièges baquets placés au ras du sol.
Ce SLK 2008 est également plus technologique en adoptant les dernières trouvailles en termes de navigation et communication de type « Bluetooth ». Sinon, la dotation d’équipements de série offre notamment une climatisation automatique, les détections automatiques de pluie et de nuit, un régulateur / limiteur de vitesse, un ESP et une panoplie d’airbags de toute sorte. Enfin, on peut toujours profiter, en option, du chauffage de nuque baptisé « AIRSCARF » emprunté au grand frère SL et, moyennant quelques centaines d’euros supplémentaires, on peut investir dans quelques packs. Le pack « Sport » peut donner une touche très AMG à votre SLK avec des jantes de 18 pouces et des sièges de cuir noir surpiqués de rouge…
Le SLK 2008 profite d’une très légère cure de jouvence pour nous rappeler son caractère sportif ou luxueux selon les versions. Et puis, il est bon de se manifester devant tous ces cabriolets, en général allemands, qui sont arrivés sur nos routes. MERCEDES s’est plus penchée sur les versions phare de la famille. Le SLK 350 ajoute le qualificatif « sport » pour augmenter la puissance et la sonorité de son V6 tout en ayant réduit la consommation et les émissions de CO2. Moins chère et déjà puissante de ses 184 chevaux, le 200 Kompressor donne accès à la famille pour près de 40.000 euros…
Ph. NIOLLET (14 juin 2008)